Accentuation
On attribue l'invention des accents au grammairien Aristophane de Byzance qui vivait en Égypte deux cents ans avant notre ère. Les Romains, dès le temps d'Auguste, firent d'abord usage de l'accent aigu et de l'accent grave, mais seulement pour distinguer les mots d'orthographe semblable. Les écrivains français paraissent avoir commencé à se servir régulièrement des accents durant les premières années du XVIe siècle. L'imprimeur parisien Geoffroy Tory créa dès 1525 les accents, la cédille et l'apostrophe, son premier livre avec ses nouveautés parut le 7 juin de l'année 1533.
Achevé d'imprimer
Mention placée à la fin d'un livre et indiquant la date à laquelle l'impression en a été terminée ainsi que, généralement, le nom de l'imprimeur. On y ajoute parfois des indications relatives au nombre d'exemplaires imprimés, au tirage de tête sur différents papiers, au tirage numéroté, aux exemplaires constituent l'édition originale. Le colophon des incunables est l'ancêtre de l'achevé d'imprimer moderne. En anglais on utilise parfois le mot colophon pour désigner ce dernier.
Addenda
Mot latin. Se dit de ce qu'on ajoute ou de ce qu'il faudrait ajouter à un ouvrage.
Adresse (Adresse bibliographique)
Indication placée généralement au bas de la page de titre d'un ouvrage et donnant le lieu de publication, les nom et adresse de l'éditeur ainsi que la date de publication.
Aigle
Nom donné à un format de papier de 0m.94 sur 0m.70 (petit aigle) ou de 1m.06 sur 0m.75 (grand aigle).
Ais
Planchettes de bois servant à faire les plats des reliures jusqu'à la fin du XVI ème siècle et recouvertes de peau ou de tissu.
Alde
Terme désignant les ouvrages de l'atelier des Alde. Célèbre imprimeur vénitien Alde Manuce(Telbado Manuzio) dit l'ancien, fondateur de la dynastie des Alde s'installe en 1499 à Venise pour éditer des textes antiques. En 20 ans Alde Manuce publie 150 éditions où dominent les traités grammaticaux, textes grecs et latins des auteurs anciens. On lui doit l'introduction de la pagination et de la police de caractère" italique" inspirée de l'écriture du poète du XIVe siècle Pétrarque, et le premier format in-8. Les deux premières innovations apparaissent en 1501 dans une édition de Virgile. Sa marque, une ancre et un dauphin entrelacés est symbolise la maxime attribuée à Boileau "Hâte toi lentement".
Alfa (Papier)
Nom donné à une qualité de papier ayant pour base la plante de même nom qui est une graminée agrostide d'Algérie. Ce papier est souple et résistant. Néanmoins il est rarement blanc et il a l'inconvénient ou la réputation d'être translucide.
Almanach
Nom donné aux divers annuaires ou publications ayant vaguement pour base le calendrier.
Anépistographe
Imprimé que d'un seul coté du papier. Les impressions chinoises et les ouvrages xylographiques étaient anépistographes. La presse, en remplaçant le fronton, permit d'imprimer recto et verso.
Amateur (Reliure)
Par l'expression "reliure amateur", on désigne traditionnellement une demi-reliure à coins .
Anastatique (réimpression)
Reproduction par décalque sur pierre lithographique, puis tirage.
Anonyme
Livre dont le nom de l'auteur demeure inconnu.
Antiphonaire
Recueil de chants pour un office religieux(en général chrétien).Il rassemble les diverses parties de l'office chantées dans le chœur. Il est vespéral lorsqu'il contient des psaumes et des hymnes. Il est graduel quand il contient des chants de messe.
Apocryphe
Se dit de tout ouvrage dont l'auteur est inconnu ou supposé et dont l'autorité est douteuse.
Aquatinte
Gravure imitant les dessins au lavis.
Arches (Papier d')
Arches est un village dans le département des Vosges. Les Papeteries d'Arches y fabriquent, depuis 1492, un papier qui, par sa pureté et sa solidité, est réservé aux éditions de luxe.
Armes (livre aux)
Livre sur les plats duquel on a poussé au fer à dorer les armoiries de son possesseur. C'est à partir de Charles VIII que les reliures se sont enrichies d'armoiries.
Ars Moriendi (ou ars bene moriendi)
Littéralement" l'art de bien mourir" sont des livres religieux chrétiens destiné à méditer sur la mort et ainsi se préparer à bien mourir. Ces livres, ornés de gravures sur bois d'excellente facture et très expressives furent le plus souvent éditées aux origines de l'imprimerie. Cependant nous distinguerons les éditions typographiques qui sont pour la plupart des recueils de prières et de méditation, alors que les éditions xylographiques se présentent sous forme d'exhortation faites à un mourant par un démon et par un ange en alternance. Leur diffusion principalement populaire expliquait l'excès d'iconographie, car elle était réservée à un public majoritairement analphabète.
Atlas
Recueil de cartes géographiques, qui comportent parfois du texte et dont le frontispice représentait Atlas personnage de la mythologie grecque et latine que l'on représentait portant la voûte céleste sur ses épaules, à l'origine de la création.
Autographe
Original d'un texte écrit de la main même de son auteur.
Avant la lettre (Gravure)
Epreuve d'une estampe réalisée avant l'impression du texte que l'on place sous l'image: titre, auteurs, lieu, etc.
Auvergne
Papier pur chiffon, fabriqué à la main, dans cette région de France et, en particulier au moulin Richard de Bas, à côté d'Ambert en Livradois.
Bandeau
Ornement en forme de bande, anciennement gravé sur bois, de nos jours le plus souvent imprimé selon des procédés photomécaniques, s'étalant sur toute la largeur de la page au début d'un chapitre. Il peut être constitué de lettres ou de mots rappelant le titre du chapitre. II est parfois situé dans la marge de pied. On utilise aussi le néologisme "bandeau de coin" pour désigner la bande placée en travers d'un des coins de la couverture d'un périodique dans le but d'attirer l'attention du lecteur sur un sujet qui y est traité.
Barbes
Irrégularités autour d'une feuille de papier, particulièrement du papier fait à la main. Loin d'être considérées comme un défaut, elles seront conservées par le relieur. Ce dernier se contentera de les égaliser discrètement si elles sont trop inégales, opération que l'on appelle l'ébarbage.
Basane
Peau de mouton tannée avec des substances végétales. Ce cuir, à fleur unie et à chair assez lâche, est utilisé pour les reliures ordinaires de teinte naturelle. Mouton mat : teinte uniforme. Mouton bigarré : raciné, moucheté, suivant l'aspect du coloriage.
Belle page
Recto d'un feuillet. Toutes les pages impaires sont donc des belles pages. Dans les travaux soignés, les débuts de chapitres doivent être en belle page car c'est sur elle que se porte d'abord l'attention du lecteur. On entend également belle page uniquement pour celle débutant par un titre de chapitre, auquel cas elle n'est généralement pas foliotée. Le terme belle page est moins usité que son synonyme recto.
Bible (Papier)
Papier mince, fort et opaque employé surtout pour l'impression des bibles, missels et dictionnaires. II peut aussi être utilisé pour des éditions de luxe. Ex : la collection "La Pléiade" chez Gallimard.
Bible
La " Bible " est la forme courante en français ; Biblia sacra désigne la forme savante universelle en latin. Ensemble des textes sacrés pour les religions chrétienne et juive, écrits par des auteurs différents, à des époques différentes. La Bible est traditionnellement divisé en " Ancien " et " Nouveau " Testament par les chrétiens. Le canon hébraïque ne reconnaît que les 39 livres de l'Ancien Testament. Le canon catholique reconnaît 45 livres dans l'Ancien Testament (en comptant les livres de la version grecque des Septante) et 27 livres dans le Nouveau Testament. Le canon protestant reconnaît 39 livres dans l'Ancien Testament (comme le canon hébraïque) et 27 pour le Nouveau" Testament. La Bible chrétienne commence toujours par la Genèse et s'achève par l'Apocalypse.
Bible Mazarine
Ce nom fut donné à la première édition de la Bible imprimée à Mayence en 1455, par Gutenberg et ses associés, dont un célèbre exemplaire complet fut découvert par le bibliophile français de Bure. Elle est conservée à la Bibliothèque Mazarine, à Paris.
Bibliographe
Personne s'occupant des répertoires où sont notés toutes les publications concernant un ou des sujets précis.
Bibliographie
S'il s'agit de la science, c'est " la connaissance des livres sous tous leurs aspects " (Mafclès). Plus couramment, c'est la liste donnant l'ensemble des ouvrages publiés sur un sujet donné. Elle peut être sélective ou exhaustive, analytique ou critique, spécialisée, systématique ou encore rétrospective. Dans une bibliographie, on indique au minimum le nom de l'auteur, le titre de l'ouvrage, le lieu d'édition, le nom de l'éditeur, l'année d'édition et le nombre de pages. )
Bibliolétie
Ce mot s'applique aux personnes possédant une riche bibliothèque et qui oublient ce qu'elles ont lu.
Bibliomancie
Divination qui se pratiquait au hasard de la Bible ou tout autre livre, en tirant du passage sur lequel on était tombé des conclusions pour l'avenir.
Bibliomanie
Passion excessive pour les livres.
Bibliophage
Se dit des petite insectes ou vers, qui s'installent dans les bibliothèques et attaquent le bois des rayons, le cuir, la colle, les reliures et le papier des livres. Le mauvais entreposage en est souvent la cause: endroit mal aéré, trop humide, cave malpropre, etc. Il y a des êtres humains (on cite les Tartares autrefois) qui mangeaient les livres, pensant en assimiler la science. On raconte que Bernabo Visconti, en 1730, contraignit deux légats pontificaux à manger les bulles d'excommunication qu'ils lui apportaient.
Bibliopathe
Maladie névrotique qui se caractérise par un excès de bibliomanie.
Bibliophilie
La bibliophilie c'est l'amour des livres ; le terme bibliophilie est forgé à partir des mots grecs biblion (livre) et philia (amour) vers la fin du Moyen Âge, c'est-à-dire dans la période d'épanouissement des études classiques. Richard de Bury, érudit anglais du XVIe siècle, appela Philobiblon son traité de bibliophilie (le plus ancien que l'on connaisse. Les mots bibliophile et bibliophilie n'entreront vraiment dans l'usage qu'au XVIIe siècle. Si ces expressions sont relativement récentes, l'amour du livre et le désir de le conserver sont aussi anciens que le livre lui-même.
Bibliophobie
Ce mot s'applique aux rois et aux peuples destructeurs de bibliothèques, non parce qu'ils n'aiment pas les livres, mais plutôt pour empêcher les doctrines renfermées dans ces livres, de se propager.
Bibliothécaire
Personne préposée à la gestion d'une bibliothèque.
Bibliothèque Vaticane
C'est la plus ancienne bibliothèque publique d'Europe, elle renferme plus de 25 000 manuscrits grecs, latins et orientaux. Le pape Nicolas V (1398-1455) la fit transférer de la basilique St-Jean de Latran au Vatican en lui donnant de nouvelles collections. En 1600, elle fut encore agrandie par Fulvio Orsini..
Bois (Gravure sur)
Il existe deux types de gravure sur bois. La gravure sur bois de fil, exécutée sur une planche dont la coupe est longitudinale, et la gravure sur bois de bout, exécutée sur une planche dont la coupe est transversale. Cette dernière permet d'exécuter un plus grand nombre d'exemplaires et fut fréquemment utilisée à la fin du XXe siècle dans l'édition de volumes et pour les illustrations de journaux.
Bois original
Gravure sur bois dessinée et gravée par un seul et même artiste.
Bougran
Toile forte et gommée, plus prisée des bibliothécaires que des bibliophiles.
Bouffant (Papier)
Sorte de papier vergé et épais à la surface rugueuse, d'une très grande légèreté.
Bouquin
Du flamand " boeckin " qui signifie " vieux livre sans valeur ". On l'emploie aussi familièrement pour désigner un livre en général. Ses dérivés sont " bouquiner ", c'est-à-dire rechercher de préférence de vieux livres; " bouquiniste ", qui est le marchand de livres anciens, rares ou épuisés; " bouquinerie ", qui est le lieu où l'on peut acheter ces vieux livres ; enfin " bouquineur " (rare), soit cet amateur de vieux livres qui aime bouquiner chez un bouquiniste.
Bourdon
Omission d'un mot, d'une partie de phrase (ou ligne) ou d'une phrase (ou ligne) entière dans une composition.
Bradel (Reliure à la)
Inventé vers 1775 par le relieur Pierre-Jean Bradel. Le bradel est une forme de reliure dans laquelle les cartons sont placés en retrait des mors formant ainsi des sillons facilitant l'ouverture du livre. Ce cartonnage, couvert de papier et/ou de toile, n'était à l'origine qu'une reliure provisoire, en attente de la pleine-peau définitive; pour cette raison on ébarbait à peine les tranches.
Bréviaire
Livre religieux chrétien qui est une compilation de toutes les prières de l'office à l'exception de la messe. Le bréviaire à l'usage des laïcs est le livre d'heures.
Brocher (Brochage)
L'opération de brochage consiste à rassembler les feuilles imprimées en cahiers, qui sont ensuite liés ensemble par une couture, puis recouverts d'une feuille collée au dos des cahiers, que l'on appelle couverture. Donc un livre est " broché " lorsqu'il se présente sous cette forme, alors que dans un livre " relié " les cahiers sont protégés par des couvertures et un dos plus rigides en carton, recouverts de toile et/ou de cuir.
Brochure
Ouvrage broché de moins de cent pages.
Burin (Gravure au)
Procédé d'impression en creux qui prend son nom de l'outil principal utilisé, le burin. Le burin est une tige en acier dont la pointe est taillée en biseau pour creuser le métal. La gravure au burin est un des principaux procédés utilisé en taille-douce pour obtenir une gravure à la ligne.
Cahier
Feuille ou partie de feuille de papier qui, après pliure, forme un tout et porte une signature permettant l'assemblage. Un livre est constitué de plusieurs cahiers assemblés et cousus ensemble.
Calligraphie
Du grec kalos (beau) et graphein (écrire. La calligraphie englobe toutes les techniques qui permettent d'écrire à la main de beaux textes. La majorité des types et procédés de calligraphie furent inventés avant l'avènement de l'imprimerie, les livres étaient alors exécutés à la main, principalement dans les monastères. Le texte était souvent rehaussé de motifs décoratifs et d'enluminures. Aujourd'hui on l'utilise surtout pour produire certains documents en petite quantité (diplômes, adresses, etc.) Ou encore en publicité, lorsque la typographie ne suffit pas à satisfaire les besoins d'un ouvrage.
Canadiana
Expression latine provenant de " bibliotheca canadiana ", couramment employée dans les milieux anglophones du livre, mais aussi utilisée en français au Québec, pour désigner des listes de livres ou l'ensemble des livres, plutôt anciens ou encore épuisés, se rapportant à l'histoire, à la géographie, à l'art, à la littérature, du Canada. On utilise de la même façon les mots Arctica, Americana, Gaspésiana, etc. Pour qualifier les livres relatifs aux régions arctiques, aux États-Unis et à la Gaspésie.
Caractères
Nom générique sous lequel est désigné l'ensemble des signes alphabétiques d'une langue. Il y en a de différents modèles et de différentes grosseurs: romaine, italiques, de fantaisie, gras, maigres, etc. Il en existe en bois, en plastique, en bronze et surtout en alliage d'imprimerie.
Carton
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la censure, ou quelquefois la simple volonté de l'auteur pouvait exiger, une fois le tirage terminé, que l'on procède à des modifications dans le texte. L'éditeur devait alors faire réimprimer certaines pages qui étaient substituées aux pages correspondantes du texte primitif. Ces nouveaux feuillets se nomment cartons.
Cartonnage
Reliure spéciale d'éditeur dont le dos et les plats sont décorés de fers spéciaux.
Cartouche
Vignette servant à entourer, à encadrer quelques lignes.
Cazin
Désigne en général des éditions de petits formats (in-18) qui furent très en vogue au XIXe siècle. Ce nom provient du patronyme de Hubert-Martin Cazin (1724-1795), libraire du XVIIIe siècle, qui fut le principal propagateur de ces petits formats.
Chandelle (papier à)
Papier gris, grossier, destiné au départ à l'emballage des chandelles. Il a servi à imprimer les livres de colportage et, en particulier, ceux de la Bibliothèque Bleue de Troyes en Champagne.
Chagrin
Peau de chèvre ou de mouton présentant un grain très accentué et utilisée en reliure.
Chalcographie
Gravure sur cuivre et, par extension, sur métal. Ce terme désigne également le lieu où l'on fait et où l'on expose des planches gravées par ce procédé ; la plus connue est certainement la chalcographie du Louvre où est conservée une très grande quantité de planches gravées, et où l'on réédite même certaines d'entre elles.
Charnière
Articulation entre le dos et les plats.
Chasses
En reliure, la chasse est la partie de carton qui déborde le volume en tête, en gouttière et en queue.
Chiffons
Les chiffons, principalement ceux de lin et de chanvre, constituaient autrefois la principale matière première du papier. L'utilisation de plus en plus courante de la pâte de bois à partir du milieu du XIXe siècle, amena les éditeurs à réserver le papier fait à partir de chiffons, aux éditions plus luxueuses. Les papiers à base de chiffons (que l'on appelle aussi pur fil) sont appréciés pour leur beauté et leur durabilité.
Chiffre
Entrelacement de deux ou plusieurs lettres initiales d'un nom.
Chine (Papier de)
Papier de teinte légèrement grisâtre fabriqué à partir d'herbes et de plantes fibreuses telles que le chanvre, le jute, le fin, la ramée (herbe chinoise), le rotin, le bambou, le roseau, les tiges de riz et du blé et les fibres de graines telles que le coton. La fabrication du papier en Chine remonterait à l'an 105 de notre ère.
Chromolithographie
Lithographie en couleur exécutée à l'aide de plusieurs pierres. À la fin du siècle dernier, ce procédé fut très répandu pour reproduire des images pieuses, des cartes postales, des publicités, des affiches et, bien sûr, pour l'illustration de livres. Lorsque l'on parle de gravures contemporaines on utilise plutôt le terme " lithographie en couleur ", car certaines chromolithographies d'autrefois ont malheureusement été qualifié de " chromos ", terme péjoratif associé à l'idée de reproduction de mauvais goût.
Claudon (reliure à la)
Reliure en tissu ou étoffe, généralement luxueuse du nom de la bibliothèque de cette illustre courtisane qui s'en était fait une spécialité. (ext. de C.Galantaris,Manuel de bibliophilie)
Coiffe
Rebord incurvé qui surmonte le dos du volume, en tête et queue. On la façonne à partir du rempli de peau.
Coin
Renfort protégeant les angles d'un livre.
Collationner
Comparer entre eux des exemplaires. Examiner un livre feuillet par feuillet pour s'assurer que ceux-ci sont placés dans leur ordre, qu'aucune page ou gravure ne manque et que le texte est en tout point conforme à l'original.
Collectaire
Livre religieux chrétien qui est un recueil de collectes et autres oraisons de messe.
Collective (Édition)
Ouvrage groupant les oeuvres d'un auteur parues séparément. Une édition collective peut contenir un certain nombre d'éditions originales ou de textes qui, remaniés par l'auteur, sont présentés dans leur forme définitive.
Colophon
Notice, placée à la toute fin des incunables et des ouvrages du début du XVIe siècle, qui donne les renseignements suivants ou au moins quelques-uns uns d'entre eux : le nom de l'ouvrage, de l'auteur, de l'imprimeur, le lieu et l'année d'édition, ainsi que certains détails sur l'exécution du livre. Dans les premiers livres imprimés, qui ne comportaient pas toujours de page titre, le colophon est parfois le seul endroit dans le livre où ces renseignements se trouvent.
Coloriage
Effet de colorier. On parle également de rehauts pour les hors-texte, les estampes et les gravures. À la main, au pochoir ou à la presse, etc.
Contrefaçon
Reproduction frauduleuse d'une oeuvre littéraire, d'un livre.
Copie
La copie est le texte manuscrit, dactylographié ou déjà imprimé, remis au compositeur pour le reproduire sous forme de composition typographique. (Voir Tapuscrit)
Copyright
Dans le cas des livres, cette mention se rapporte aux dispositions légales relatives au droit d'auteur. Cette mention signifie que les droits de l'auteur d'un texte écrit ou ceux de son éditeur, sont protégés ou leurs sont réservés. Ces droits exclusifs de publication pour une période de temps déterminée sont aussi appelés " propriété littéraire ".
Corps d'ouvrage
C'est la partie de la reliure commençant à la couture et se terminant avant la couverture.
Coquille
Faute résultant, dans la composition typographique, d'une lettre ou d'un signe retourné, transposé ou mis à la place d'un autre.
Coran
Livre religieux sacré musulman, renfermant l'enseignement Islamique. Vient du mot arabe alcoran.
Cote (ou cotation)
Référence composée de chiffres et de lettres inscrits sur une étiquette placée sur le dos de l'ouvrage, qui permet un classement précis dans les bibliothèques publiques.
Couché (Papier)
Papier traité à l'aide de pigments adhésifs, de laque ou de vernis, pour le rendre lustré. Ce procédé rehausse la qualité d'impression.
Couverture
Les livres étaient autrefois tous destinés à être reliés. On les mettait sur le marché soit déjà reliés, soit recouverts d'une simple feuille de papier sans impression (on appelle ces feuilles couvertures muettes ou reliure d'attente). Vers la fin du XVIIIe siècle apparaissent les premières couvertures imprimées qui reprennent les informations contenues sur la page de titre, parfois dans un encadrement décoratif. À cette époque, les relieurs ne conservaient presque jamais ces couvertures. Leur absence dans les ouvrages reliés anciennement est donc la norme plutôt que l'exception. De nos jours, les relieurs n'ont plus aucune excuse de ne pas les conserver.
Cul de lampe
Vignette placée à la fin d'un chapitre.
Curiosa
Un livre est nommé " curiosa " lorsqu'il présente un caractère, érotique, léger, grivois voire pornographique. Ce caractère licencieux peut être mis en relief à la fois par le texte ou les illustrations. Nombreux sont les éminents artistes qui s'essayèrent au style soit par leur plume soit par leur coup de crayon.
Daim ou Agneau-velours
Peaux chamoisées, extrêmement souples.
Décor à froid
Même opération que la dorure, mais l'empreinte des fers se fait en creux, sans utilisation d'or.
Dédicace
Hommage qu'un auteur fait de son oeuvre à quelqu'un par une inscription imprimée en tête de l'ouvrage. Il peut s'agir également d'une formule manuscrite sur un livre, même non signée, pour en faire hommage à quelqu'un; dans ce cas on emploie aussi l'appellation " envoi ".
Défets
Feuillets ou cahiers en surnombre ou dépareillés, qui ne peuvent former un exemplaire complet.
Demi-reliure
Reliure sur laquelle le dos et le premier quart des plats d'un livre sont couverts par le cuir ou la toile (le reste des plats est couvert par du papier, marbré ou uni. Lorsque les coins sont couverts de cuir ou de toile on dit alors demi-reliure à coins. Si une bande de cuir ou de toile recouvre toute la hauteur des plats du côté opposé au dos, on dit alors demi-reliure à bandes. (En anglais, " Quarter binding " désigne une demi-reliure, " Half binding " désigne une demi-reliure à coins, et " Three quarter binding " désigne une demi-reliure à coins où la proportion de cuir est plus importante que la normale).
Dentelle
Dessin poussé à l'aide de fers spéciaux sur les plats - ou quelquefois sur les chasses , et dont les motifs s'apparentent à de la dentelle.
Didelot
Caractère d'imprimerie caractérisé par sa solidité et son aspect rustique, originaire des Vosges.
Diurnal
livre religieux chrétien de prières extraites du bréviaire contenant des capitules; les anciennes oraisons du jour.
Dominote
Papier marbré ou colorié plein de fantaisies polychromes.
Dépôt légal
Obligation légale pour l'éditeur de remettre gratuitement à la Bibliothèque Nationale, pour chaque édition et dans les sept jours de leur publication, deux exemplaires de tout document qu'il publie.
Dorure
Décoration et titrage de la reliure d'un livre par l'application à chaud, à l'aide de fers et de poinçons, d'une fine pellicule dorée. Dans la reliure d'art, on utilise de l'or fin.
Dos
Partie de la couverture d'un livre qui unit les deux plats et qui est opposée à la gouttière.
Doublure
L'intérieur des plats et le recto de la première page de garde sont quelquefois recouverts de maroquin, de soie, de velours ou de satin.
Eau-forte
Procédé de gravure en creux (intaglio) qui s'obtient grâce à une réaction chimique. La plaque de métal est d'abord recouverte d'un vernis ou d'une résine. On peut alors librement exécuter un dessin sur la plaque, enlevant ainsi la couche de vernis à certains endroits. La plaque est alors placée dans un bain d'acide qui, par réaction chimique, creuse le métal. On parle alors de morsure. Lorsque la plaque est nettoyée de son vernis, elle est prête à recevoir l'encre, les autres étapes de l'impression se faisant de la même manière que pour les autres techniques de l'intaglio. Une eau-forte désigne aussi l'estampe obtenue grâce à ce procédé.
Eau-forte originale
Eau-forte dont le dessin et la gravure ont été réalisés par un seul et même artiste.
Ébarber
Rogner très légèrement les tranches d'un livre.
Ecaille
Se dit d'une coloration à teintes multiples, imitant l'écaille, que les relieurs appliquent sur les plats de certains cuirs ou sur les tranches.
Édition
Ensemble des exemplaires d'un même ouvrage caractérisé par l'identité du texte, de la composition typographique, de la mise en page, des illustrations et de la pagination. Une même édition peut avoir plusieurs tirages.
Elzévir
Volume imprimé ou publié par les Elzévir, célèbre famille d'imprimeurs et libraires hollandais.
Emboîtage
Couverture ou étui mobile protégeant un ouvrage de luxe. En reliure Réunion du corps de l'ouvrage et de la reliure.
Encadrement
Ornement formé de filets placés en cadre autour du texte d'un livre ou poussés sur les plats d'une reliure.
Encoche de coiffe
Entaille faite entre la coiffe et le plat permettant d'ouvrir un ouvrage sans abîmer la reliure.
Enfer
" Département d'une bibliothèque où sont déposés les livres interdits au public. " (Le Robert). " L'Enfer de la Bibliothèque Nationale, créé par ordre du Premier Consul, n'est pas, comme on l'imagine communément, une salle spéciale où de rares privilégiés sont admis à consulter des ouvrages défendus. C'est une petite bibliothèque contenant environ neuf cents volumes, desquels une douzaine passent les bornes de l'extrême licence, et dont le reste est assez bizarrement composé de recueils gaillards, de romans légers, de pamphlets débraillés, (...) : toute chose, enfin, qu'un honnête homme peut posséder parmi ses collections sans être taxé d'infamie. (...) On a longtemps prétendu, pour justifier l'appellation d'Enfer, que les livres qui l'enrichissent avaient été primitivement destinés au feu. Il est plus juste de dire que sur les ouvrages jadis condamnés au feu, il fut prélevé des exemplaires en témoignage justificatif du jugement. ". Préface de " L'Enfer de la Bibliothèque Nationale ", par Apollinaire, Fleuret, Perceau. Nouvelle éd., Paris, 1919.
Enluminures
Lettres ornées ou peintures de petites dimensions illustrant les feuillets d'un livre ou d'un manuscrit.
En-tête
Vignette placée au commencement d'un chapitre.
Entre-nerfs
Espace compris entre deux nerfs ou faux-nerfs sur le dos d'un livre relié.
Envoi
Dédicace faite par un auteur.
Épair
Transparence du papier. Sa qualité dépend de la disposition et de la distribution des fibres dans la feuille. Selon le cas on parlera d'épair fondu, irrégulier, nuageux, etc.
Épigraphe
Citation qu'un auteur place au début de son ouvrage, souvent même sur la page de titre, afin d'en caractériser l'esprit.
Epidermée
Articles
Se dit d'une reliure lorsque de fines parties de sa surface ont été arrachées. On parle alors d'épidermures.
Épistolier
Livre religieux chrétien qui recueille des passages de lectures qui doivent être faites pendant la messe.
Épître dédicatoire
Lettre imprimée au début d'un livre et par laquelle l'auteur dédie l'œuvre à quelqu'un.
Épreuve
Les tout premiers tirages d'une oeuvre imprimée. Ils ne sont généralement pas signés par les artistes. Par extension, tout exemplaire d'une estampe.
Errata
Liste des erreurs et des corrections à apporter à un ouvrage. La présence d'un feuillet d'errata dans un ouvrage peut être un signe de l'édition originale (car les erreurs ont été corrigées dans le texte des éditions suivantes).
Esperluète (perluète)
Nom du signe typographique, &, abréviation de " et ".
Estampe
Désigne toute image réalisée au moyen d'un élément d'impression. L'estampe compte les impressions en creux ou intaglio (taille-douce, eau-forte, etc.), les impressions en relief (gravure sur bois, etc.), la lithographie et la sérigraphie. II faut aussi distinguer entre l'estampe originale, i'estampe d'interprétation et la reproduction.
Estampe originale : elle doit être conçue par l'artiste et c'est lui qui intervient dans la réalisation de l'élément d'impression. L'estampe est imprimée par l'artiste ou sous sa direction.
Estampe d'interprétation : c'est une estampe dont l'élément d'impression a été réalisé par un artisan graveur à partir d'une oeuvre créée à l'aide d'un autre médium par un autre artiste.
Reproduction : transfert photomécanique d'une image créée à l'aide d'un autre médium sans qu'il y ait intervention de l'artiste. Le terme d'estampe tend de plus en plus à remplacer celui de gravure, ce dernier s'appliquant mal à des procédés tels la lithographie ou la sérigraphie.
Estampé à froid
Lettre ou motif poinçonné en creux sur les reliures sans application d'or ou de couleur.
Estienne
Célèbre famille d'imprimeurs.
États
Epreuve tirée par le graveur à différents stades de son travail pour en évaluer la progression. Des épreuves d'état sont parfois ajoutées à certains exemplaires d'ouvrages de luxe.
Étui
Boîte ouverte sur un de ses côtés, dans laquelle on glisse un livre.
Evangéliaire
Livre religieux chrétien contenant les Évangiles lus à toutes les messes de l'année ,peut aussi désigner un texte continu regroupant l'ensemble des Quatre Évangiles.
Exemplaire
Chaque livre imprimé d'après un type commun.
Exemplaire réglé
Exemplaire sur les pages duquel on a tracé des lignes de mise en page.
Ex-dono
Note manuscrite, généralement sur l'intérieur de la page de garde ou le faux titre, indiquant à qui l'ouvrage a été donné par l'auteur, l'illustrateur, l'éditeur ou un tiers.
Ex-libris
Au Moyen-âge, désigne exclusivement l'inscription apposée sur un livre pour en indiquer le propriétaire. Par la suite, vignette dessinée ou gravée que les bibliophiles collent au revers des reliures et qui porte, imprimé ou manuscrit, leur nom ou leur devise.
Fac-similé
Reproduction d'un original (gravure, carte, document, etc.) Par un procédé mécanique : photographie, photocopie, etc. On retrouve souvent à l'intérieur de livres des reproductions - fac-similé de documents anciens.
Fanfare
Terme de reliures désignant les ornements à feuillage exécutés au XVIIIe siècle par les Eve.
Fausse page
Page dont le folio est pair. C'est une page de gauche. Tomber en fausse page, c'est tomber avec un titre en page paire. Le terme fausse page est moins usité que son synonyme verso.
Faux-nerfs
Petites bandes de peau ou de carton transversales, saillantes sur le dos d'un livre relié.
Faux titre
Premier titre abrégé imprimé sur la page qui précède le titre complet de l'ouvrage.
Fer à dorer
Outil dont se sert le doreur pour appliquer ou " pousser " des motifs en or ou en couleur sur les reliures. Ce sont de véritables poinçons gravés ou fondus, la plupart du temps en bronze.
Fer à froid
Fer appliqué sur une reliure sans dorure.
Feuille
Ensemble de deux pages recto et verso.
Feuillet
Partie d'une feuille de papier contenant deux pages, le recto et le verso. Isolé, c'est un feuillet volant.
Feuillets blancs
Feuillets non imprimés au début ou à la fin d'un livre.
Feuillets liminaires
Les premiers feuillets d'un livre.
Figure
Illustration dans le texte.
Filets
En reliure, lames de cuivre de différentes largeurs et longueurs utilisées pour la décoration des plats et des dos. Ils peuvent être dorés ou non, simples, doubles ou triples. Les mêmes filets peuvent être réalisés à la roulette.
Filigrane (ou Marque d'eau)
Marque plus claire dans l'épaisseur d'un papier, représentant un monogramme, un mot, un dessin, le nom du fabricant, la marque, voire la date de fabrication du papier... Ces derniers sont souvent indiqués en filigrane.
Fleuron
Ornement (forme de fleur) en typographie, reliure ; fer servant à produire cet ornement.
Folio
Feuillet d'un registre, d'un livre. Numéro de chaque page d'un livre.
Foliotage
Consiste en la numérotation des feuillets au recto. Elle coexiste jusque vers 1550 avec la pagination, apparue au XVIe siècle. On parle donc de folio au lieu de page, celui-ci correspondant à deux pages.
Format
Forme et dimension d'un livre, souvent désignées par les termes: in-folio, in-quarto, in-octavo, etc., Ces termes font référence au nombre de plis dans la feuille imprimée.
Ainsi, in-folio désigne la feuille pliée en deux et formant 4 pages; in-quarto désigne la feuille pliée en quatre et formant 8 pages; in-octavo désigne la feuille pliée en huit et formant 16 pages; etc. Comme le format de la feuille d'origine est variable, la dimension obtenue au pliage l'est aussi.
Les principaux formats de papier sont les suivants, par ordre croissant : pot, couronne, écu, coquille, carré, raisin, jésus, colombier. Ces appellations proviennent des motifs qui étaient autrefois filigranés dans le papier, suivant le format. On parlera donc, pour plus de précision, d'in-octavo jésus, in-octavo couronne, etc. Pourtant ces termes sont de moins en moins utilisés par certains libraires et bibliographes. De nos jours, ceux-ci préfèrent indiquer les dimensions d'un volume en centimètres.
Cependant, voici une désignation moins approximative pour les amateurs de précision :
  • in plano : très grand format ; feuille à plat non pliée
  • in folio : format atlas ; feuille pliée en deux, soit une fois
  • in quarto : format grand cahier ; feuille pliée en 4 soit deux fois
  • in octavo : format petit cahier d'écolier ; feuille pliée en 8 soit trois fois
  • in douze, in seize, in dix-huit : format livre de poche ; feuille pliée en seize ou subdivisée en 6/6 ; 8/4 ; 14/4 ou 12/6 soit quatre fois
  • in vingt et quatre, in trente et deux : très petits formats
  • au-delà on désignera ces ouvrages sous le terme " minuscule ". Il sera dès lors approprié d'en donner un format en centimètres (on peut toutefois rencontrer des formats très réduits restitués en termes classiques, par exemple, in-364.
Forme
Châssis où l'on sert la composition. Châssis de bois dont le fond est formé d'une toile métallique et destiné à recevoir la pâte à papier.
Foulage
Marque en relief produite sur la feuille de papier par la pression de la presse.
Frapper
Marquer d'une empreinte au fer à dorer.
Frontispice
Gravure placée en regard du titre.
Gardes
Feuillets blancs ou de couleurs variées qui commencent ou qui terminent un livre. Ce sont le plus souvent des papiers marbrés. Dans les reliures de luxe, le papier peut être remplacé par des gardes de soie, de velours ou de maroquin.
Gouttière
Tranche d'un livre opposée au dos et généralement concave.
Gravure
Souvent utilisé dans le même sens qu'estampe, on tend de plus en plus à ne l'employer que pour les estampes gravées en creux ou en relief.
Gravure sur acier : Gravure exécutée sur une plaque en acier, métal très résistant qui permet une quantité d'impression quasi-illimitée. De nos jours, ce type de gravure sert principalement à l'impression des timbres et du papier monnaie, mais il fut fréquemment utilisé au XIXe, siècle dans les illustrations de livres.
Gravure hors texte
Estampe tirée à part du texte et non comprise dans la pagination.
Gravure originale
Gravure dessinée et gravée par un seul et même artiste.
Grecquer
Consiste à pratiquer sur le fond des cahiers assemblés, mais non cousus, des entailles transversales, dans lesquelles seront logés les fils et ficelles de couture.
Grimoire
Livre manuscrit des mages et des sorciers ; c'est là que se trouvent rassemblées toutes les formules de magie ou de sorcellerie. Les grimoires se transmettent de père en fils, dans les familles de mages et de sorciers, et ne se montrent jamais.
Gazette
Titre générique pour désigner un journal. L'origine du nom provient du mot italien gazetta ou gazza, monnaie ayant cours à Venise au XVIe siècle, où précisément paraissaient des petites feuilles d'avis vendus dix centimes vénitiens.
Héliogravure
Désigne les procédés d'obtention par voie photométrique de formes d'impression gravées en creux, ainsi que les procédés d'impression utilisant ces formes. Employée à partir de 1875.
Hollande
Papier de luxe fort et vergé.
Hommage
Don respectueux, offrande d'un exemplaire d'une publication donné à une personne par un auteur, par un éditeur, soit par reconnaissance ou déférence, soit pour faire connaître la publication dans un but de propagande.
Homéliaire
Livre religieux chrétien qui recueille des sermons ou homélies.
Hors-commerce
Appellation générale qui regroupe plusieurs types de publications non mises dans le commerce ou que l'on ne retrouve pas dans un réseau de librairies. C'est le cas de publications dont le tirage est limité et réservé aux membres d'un groupe et à leurs amis : édition intime, édition en souscription ou club, édition corporative offerte aux clients, édition clandestine ou pirate. C'est le cas également d'une partie d'un tirage souvent numéroté ou limité, réservée aux collaborateurs. Dans ce cas, le justificatif annonce le nombre d'exemplaires ainsi réservés. On entend également comme hors-commerce les exemplaires de dépôt légal et ceux de pré-publication ou de service de presse distribués pour la promotion et la critique. Albert Cim, en 1923, inclus le terme tiré à part dans le sens de hors-commerce ; ce terme est maintenant réservé à un extrait d'un ouvrage ou d'un périodique, publié séparément sous forme de brochure.
Hors-texte
Toute page qui, ne faisant pas partie intrinsèque du corps d'un livre, est ajoutée à des fins d'illustration ou pour la documentation d'un ouvrage. Les hors-texte ne sont généralement pas foliotés. Gravures, eaux-fortes, cartes, plans, fac-similé complètent l'ouvrage. On peut opposer à hors-texte l'expression in-texte.
Hymniaire
Livre religieux chrétien qui rassemble des hymnes qui font aujourd'hui partir du bréviaire.
Iconographie
Ensemble des images (gravures, fac-similé, etc.) qui illustrent un livre, in-texte ou hors-texte.
Illustré moderne
Principalement du XXe siècle, ils se distinguent par la rencontre d'un grand texte et d'illustrations de qualité. De nombreux grands peintres acquirent une considérable notorieté grâce aux illustrés modernes. Le mouvement surréaliste nous en propose une exquise démonstration.
Illustration
Les premiers livres imprimés, les livres tabellaires, comprenaient souvent des illustrations gravées en même temps que le texte sur la planche de bois. Ces images passèrent tout naturellement dans les livres imprimés à l'aide de caractères mobiles. Dès 1461, l'allemand Albert Pfister, de Bamberg, publiait un recueil de fables illustrées, " Edelstein ", d'Ulrich Boner. En France, il semble que ce soit en 1478 à Lyon, chez Martin Husz, que parut le premier livre illustré : " Le mirouer de la rédemption de l'umain lignaige ".
L'idée moderne du livre illustré naît en France à la fin du XIXe siècle alors que des éditeurs comme Ambroise Vollard, Édouard Pelletan, et quelques autres réalisent les premiers " livres de peintres ", auxquels collaborent, entre autres, des artistes comme Manet, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Picasso et Rouault.
Illustration à pleine page
Illustration qui, tirée à part du texte ou en même temps que celui-ci, est comprise dans la pagination.
Impressions à petit nombre
Jusqu'à l'année 1472 le nombre des exemplaires de chaque édition des premiers imprimeurs devait être de 275 ; après cette date et pendant longtemps, les tirages n'atteignaient que 500 exemplaires et rarement dépassaient ce nombre.
Impression gothique
Ouvrage des XVe et XVIe siècles imprimés en caractères typographiques gothiques.
Imprimatur
Signifie littéralement : " qu'il soit imprimé ". Autorisation d'imprimer un ouvrage, notamment de philosophie, de théologie, de spiritualité, de morale ou d'histoire religieuse, accordée par l'autorité ecclésiastique, l'évêque d'un diocèse par exemple. Cette mention est généralement indiquée au verso du titre ou du faux-titre. Anciennement, les universités accordaient des imprimatur pour les publications de leurs professeurs. Les membres du clergé et des différents ordres religieux devaient nécessairement obtenir cette autorisation avant de publier. Cette règle est moins stricte de nos jours.(Voir aussi Imprimi potest ).
Imprimi potest
Signifie littéralement : " peut être imprimé ". Permission d'imprimer un ouvrage écrit notamment par un membre du clergé ou d'un ordre religieux ; cette permission était octroyée par un supérieur religieux. On trouve généralement cette mention au verso du titre ou du faux-titre. On rencontre également les expressions " Permission des supérieurs " ou " Cum permissu supériorum " qui ont la même acception, et parfois même une phrase complète du supérieur accordant la permission d'imprimer. (Voir Imprimatur et Nihil obstat.)
Imprimerie aérienne
Au mois d'avril 1935, un avion soviétique, nommé Maxime Gorki, s'écrasa sur le sol russe, cinquante hommes furent tués dans cette catastrophe. Il ne s'agissait pas d'un avion ordinaire... Ce dernier abritait à son bord une véritable petite imprimerie, chargée d'exécuter les impressions de propagande, ainsi qu'une petite rotative pouvant imprimer dix mille exemplaire à l'heure au format 30*42 centimètres.
Incipit
Mot latin signifiant " ici commence ". On désigne ainsi les premiers mots d'un ouvrages.
Incunable
Du latin incunabulum, qui signifie " berceau, commencement ". Ce terme désigne tout ouvrage datant de l'origine de l'imprimerie (1454) jusqu'à l'année 1500 comprise (plus précisément le mois de mars 1501, car l'année calendaire commençait à Pâques). On précise parfois qu'il s'agit d'incunables xylographiques ou d'incunables typographiques, afin de distinguer les livres tabellaires de ceux imprimés à l'aide de caractères mobiles. Au Québec, on appelle " incunable canadien " les livres imprimés au Canada avant 1821.
Index
Liste de mots-clés figurant normalement à la fin d'un volume. La nature des renseignements indiqués est variée : index des noms, des sujets, des matières, etc. On sait qu'il existe, à Rome, sous le nom de Congrégation de l'Index, une censure ecclésiastique qui interdit la lecture de certains livres. C'est le pape Paul IV qui institua cette commission en 1559 ; cependant l'inquisition d'Espagne avait composé un premier index, qui fut publié quelques années avant, par ordre du roi Philippe II. L'Index librorum prohibitorum fut publié pour la dernière fois en 1948.
Initiale
Lettre ornementale de grande dimension placée au début d'un texte. Il peut s'agir aussi d'initiales enlacées, entrelacées, ou décorées formant un monogramme et que l'on nomme également chiffre.(Voir lettrine).
Intaglio
Terme générique englobant tous les procédés de gravure en creux exécutés sur une plaque de métal, la gravure de la plaque se faisant soit directement avec divers outils (taille-douce) ou encore par l'action chimique d'un acide (eau-forte). La plaque est ensuite encrée, puis essuyée afin que seuls les creux soient remplis d'encre. Une feuille de papier mouillée est placée sur la plaque et le tout est passé sous une presse. La forme de la plaque de métal laisse alors sur le papier une empreinte que l'on appelle cuvette.
Interfolier
Opération qui consiste à insérer entre les pages d'un livre, des Feuillets blancs destinés à recevoir des annotations.
Italienne (Format à 1') ou oblong ou paysage
Se dit d'un format dont la plus grande dimension se présente en largeur.
Kaolin
Argile blanche très pure employée aussi en papeterie .
Laurentiana
Vient de " Laurentie ", toponyme non officiel utilisé par les nationalistes pour dénommer le Québec dans les premières décennies du XXe siècle. Laurentiana se dit donc des livres ou brochures relatifs au Québec, au Bas-Canada et à la Nouvelle-France.
Libelle
Ecrit bref et satirique.
Lectionnaire
Livre religieux chrétien regroupant des textes latins lus ou chantés dans le chœur.
Lettre (Avant la)
Se dit d'une épreuve d'une gravure ou d'une estampe tirée avant qu'on ait placé au bas l'inscription qui en indique le sujet et par conséquent avant que la planche ne soit usée par le tirage.
Lettrine
Lettre ornée placée au début d'un chapitre ou d'un paragraphe.
Libraire
Anciennement on nommait libraire l'artisan et marchand qui imprimait et vendait des livres. Aujourd'hui on qualifie ce dernier de commerçant dont la profession est de vendre des livres au public.
Librairies effondrées
Le 25 octobre 1499, à 9 heures du matin, le pont Notre-Dame s'écroula dans la Seine ; sur ce pont de Paris se trouvaient les boutiques occupées par des libraires. Alertés sans doute par des craquements avertisseurs, à peu près tous réussirent à se sauver avec leurs familles. Quatre ou cinq victimes seulement trouvèrent la mort dans le désastre. On put même enlever à temps les marchandises et les meubles. Pourtant la perte était rude, pour tous ces travailleurs. Aussi intentèrent-ils un procès à la Ville, coupable, d'après eux, d'incurie, pour n'avoir pas mieux surveillé l'état de vétusté des piles qui s'étaient effondrées. Ils obtinrent gain de cause.
Un arrêt du Parlement, en date du 9 janvier 1500 (nouveau style), condamna les échevins, les clercs, les receveurs et le procureur de la ville de Paris comme responsables de la chute du pont, relate Ph. Renouard, dans ses Documents sur les Imprimeurs, Libraires, Cartiers, Graveurs, Fondeurs de lettres, Relieurs, Doreurs de livres, Faiseurs de fermoirs, Enlumineurs, Parcheminiers et Papetiers, ayant exercé à Paris, de 1450 à 1600. On aurait pu croire qu'assagis par l'expérience, lorsqu'on eut rebâti le pont et qu'à nouveau des maisons s'y élevèrent, les libraires, qui avaient failli périr par noyade, iraient chercher fortune ailleurs. Il n'en fut rien pour la plupart. Le 31 avril 1512, on retrouve Anthoine de Brye prenant à bail, au loyer de 28 livres parisis, la huitième maison du pont Notre Dame, du côté d'amont. En 1517, c'est la veuve d'Anthoine Vérard qui obtient en viager, pour elle et ses enfants, la vingt-sixième maison, au prix de 30 livres tournois par an. C'est seulement le 22 avril 1769 que furent remplacés, par des trottoirs et des parapets, les logis où s'étaient succédés de nombreuses générations de libraires.
Un effondrement de ce genre s'est produit à Paris, vers 1908, dans une imprimerie, sise rue Ganneron, proche de la place Clichy. Les étages supérieurs surchargés de matériel en plomb furent précipités dans les sous-sols.
Livres détruits
Le plus ancien fait connu relativement à la destruction des livres remonte à Nabonassar, roi de Babylone, qui au VIIIe siècle avant J.-C. fit anéantir toutes les histoires des rois, ses prédécesseurs.
Plusieurs des bibliothèques de Rome et de Constantinople furent détruites par des incendies. Une grande partie de celle d'Alexandrie périt par les flammes lorsque César s'empara de cette ville. Le reste fut presque complètement anéanti en 390, lorsque le temple de Sérapis fut renversé
à la suite de la lutte sanglante qui s'engagea entre les païens et les chrétiens. Il restait donc bien peu de livres à Alexandrie lors de l'invasion des Arabes, et si le Calife Omar en ordonna la destruction, suivant une opinion populaire contestable, son ordre ne put atteindre qu'un petit nombre de volumes. Les païens, à chaque nouvelle persécution, brûlaient les livres des chrétiens ; les chrétiens, à leur tour, lorsqu'ils triomphèrent, firent de grandes exécutions de livres de l'antiquité païenne.
Les barbares, dans leurs invasions, anéantirent en grand nombre les collections littéraires existant des villes qu'ils pillaient. Les Romains ont brûlé les livres des juifs, des chrétiens et des païens, et les chrétiens ont brûlé les livres des païens et des juifs. Le plupart des livres d'Origène et des anciens hérétiques ont été brûlés par les chrétiens. Le Cardinal Ximénès, à la prise de Grenade, fit jeter au feu 5000 Alcorans.(voir Coran)
Les puritains. En Angleterre, au commencement de la Réforme, une multitude de monastères et d'anciens monuments religieux furent détruits par les flammes. Un évêque anglais mit le feu aux archives de son église, et Cromwell, dans les derniers temps, brûla la bibliothèque d'Oxford, qui était une des plus curieuses de l'Europe.
Lithographie
Art de reproduire par l'impression, des dessins tracés avec un corps gras sur une pierre calcaire à grain très fin et homogène. Gravure imprimée par ce procédé (utilisé à partir de 1796).
Livre de raison
Sorte de journal tenu jadis par les chefs de famille.
Livres d'Heures
Sous ce nom, on publiait à Paris des ouvrages manuscrits richement enluminés avant l'invention de l'imprimerie ; puis ceux-ci furent imprimés à la fin du XVIe siècle. Cette désignation française est également appliquée dans la bibliographie étrangère. Ces livres qui étaient destinés aux laïcs contenaient les dates du calendrier, des fragments des évangiles, etc. Citons le célèbre Livre d'Heures du Duc de Berri. Paru en 1403, illustré par Van Eyck ; ces livres n'avaient pas de pagination, on les composait en gothique, en romain et en italique ; leurs imprimeurs étaient Simon Vostre, Vérard, Pigouchet, Kerver, tous à Paris.
Livres imprimés en français
En 1543, François 1er nomma un troisième imprimeur royal, Denis Janot, pour imprimer en langue française, car il ne voulait pas que le latin continuât de prévaloir dans les livres.
La plus ancienne impression typographique d'un livre écrit en langue française est celle d'une traduction de la Légende Dorée, imprimée à Lyon, par Barthélemy Buyer, le 18 avril 1476 . Elle est donc antérieure de neuf mois environ à l'édition française des Chroniques de France (ou de Saint-Denis), premier ouvrage français en trois tomes qui ait été imprimé à Paris, par Pasquier-Bonhomme et qui porte la date du 16 janvier 1476 (vieux style), ce qui correspond au 16 janvier 1477 (nouveau style); ce sont là les seules dates certaines. Dans une vente à Paris, le 17 juin 1937, ces trois volumes furent vendus dix-sept mille cent francs. Pour les autres livres français que l'on a considérés comme imprimés antérieurement à 1476 (par exemple, Les Merveilles du Monde, Lyon, mêmes caractères que la Légende Dorée), il n'existe que des présomptions.
Le second livre édité en français parut en 1480 dans le format in-4 ; tiré sur les presses de Le Caron, il porte pour titre : L'Aiguillon de l'Amour Divin. Citons encore La Mer des Histoires, imprimé à Paris (1487-1488), par Pierre Le Rouge, en français et en caractères gothiques.
Manchette
Addition marginale, note écrite sur la marge d'un livre.
Manuscrit
Document écrit à la main, dactylographié ou réalisé avec une imprimante. Originellement, le terme manuscrit ne désignait que l'ouvrage écrit à la main. De nos jours on a parfois recourt au mot tapuscrit pour désigner un manuscrit dactylographié.
Marbrer
Consiste à jeter sur un bain préparé, différentes couleurs que l'on peut mêler pour former des dessins ; et que l'on reportera sur une feuille de papier, sur les tranches d'un livre, ou même, anciennement, sur une peau de cuir pour la reliure.
Marge
Espace libre de texte en tête, au pied ou sur les côtés d'une page. On dit dans ces quatre cas : marge de tête, marge de pied, marge intérieure et marge extérieure.
Maroquin
Peau de chèvre tanné à grain très large et très apparent. Les plus belles reliures sont faites avec cette peau magnifique ; Maroquin du Cap Maroquin à grain long.
Mezzotinto
Appelé aussi " manière noire ", ce procédé de taille-douce consiste à créer sur la surface de la plaque un réseau de petites cavités grâce à un outil appelé berceau. La plaque étant ainsi travaillée, on se sert d'autres outils pour écraser le grain de la plaque lui rendant alors un aspect plus ou moins lisse, ce qui donnera sur l'estampe des blancs ou des gris sur un fond noir.
Migne
Recueil des écrits des pères de l'Eglise (patrologies latine et grecque) du nom de l'éditeur de ces collections, l'Abbé Jacques Paul Migne (1800-1875). " Consulter le Migne " (Cf Umberto Eco, De Bibliotheca).
Miniature
A l'origine, lettre ornée colorée en rouge au minium (oxyde de plomb - Le minium est à l'origine du nom miniature). Par la suite, tout ornement écrit ou peint avec une encre de couleur. Se dit aussi des peintures fines, représentant de petits sujets, exécutées sur certains manuscrits anciens.
Missel
Livre religieux chrétien recueillant pour tous les jours, les prières de la messe. C'est l'ouvrage dont le prêtre se sert à l'Autel. Le missel a remplacé le sacramentaire au XIIe siècle.
Monogramme
Composition graphique formée de la réunion de plusieurs lettres d'un nom, entrelacées en un seul caractère.
Mors
Saillies longitudinales dans lesquelles se logent les cartons des plats.
Mosaïquée (Reliure)
Reliure dont les plats sont recouverts de peau diversement coloriées suivant une composition due à la fantaisie de l'artiste.
Mouchetée (Tranche)
Tranche tachetée de petits points.
Mouillures
Taches d'une teinte jaunâtre, plus foncées sur les bords, causées sur le papier par une empreinte humide.
Nerf (ou Nervures)
Saillies qui se remarquent au dos des livres et qui sont produites par les nerfs. Les nerfs sont les ficelles sur lesquelles on fait passer la couture et qui relient les cahiers ensemble. A l'origine, ces nerfs étaient de véritables boyaux roulés. Puis on utilisa des ficelles de chanvre ou de fouet. Aujourd'hui, les nerfs que l'on voit au dos des livres sont en fait de faux-nerfs. Les cahiers du livre étant grecqués, la ficelle autour de laquelle on tourne le fil de lin lors de la couture ne fait plus saillie au dos. Les nerfs que l'on retrouve sont moulés sur des bandes de cuir ou de carton.
Nihil Obstat
Signifie littéralement : " rien ne s'oppose ". Évaluation morale ou dogmatique d'un ouvrage dont l'auteur est généralement un membre du clergé ou d'un ordre religieux. On nomme de façon courante " censor librorum " celui qui procède à cette évaluation. On trouve aussi la mention " Nil obstat " dans le même sens. Cette mention est placée au verso du titre ou du faux-titre. (Voir Imprimatur et Imprimi potest.)
Nouvelle-France
La première presse fut installée dans la Nouvelle-France en 1759. Mais dès 1752 et peut-être avant, il en existait une en Nouvelle-Écosse, alors colonie anglaise et rattachée par la suite à l'ancien Canada français.
Premier journal en Nouvelle-Écosse : Halifax Gazette (Halifax, 23 mars 1752), en anglais, fondé par l'imprimeur John Bushnell.
Premier journal en Nouvelle-France : Gazette de Québec (Québec, 21 juin 1764), hebdomadaire en anglais et français fondé par Brown et Gilmore.
Premier quotidien : Daily advertiser, en anglais, fondé par H.S. Chapman (Montréal, 1833).
Numérotage
Action d'apposer, à la suite de la justification, un numéro qui indique l'appartenance de l'exemplaire à la série correspondante. II faut se rappeler cependant qu'un simple numéro dans un livre n'augmente pas automatiquement sa valeur et qu'un ouvrage dont l'édition est limitée à deux cents exemplaires, même non numérotés, sera toujours plus rare qu'un autre tiré à deux mille exemplaires, même si ces derniers sont numérotés.
Numéroté (Exemplaire)
Exemplaire de luxe imprimé sur papier de qualité et tiré en début d'impression, alors que les caractères ne sont pas usés.
Onglet
Bande de papier ou de toile cousue en même temps que les feuillets d'un livre et destinée à recevoir par encollement une carte ou une gravure.
Opistographe
Document écrit ou imprimé des deux côtés.
Originale (Édition)
Une édition est dite originale quand le texte d'un ouvrage est publié pour la première fois sous la forme d'un volume ou d'une brochure avec la permission de l'auteur. D'autres caractéristiques sont souvent ajoutées à la définition de l'originale : première édition en librairie, ou édition posthume avec le consentement des ayants droit, ou encore édition avec une page titre et une numérotation suivie, etc. Première édition et édition originale sont souvent entendues comme des synonymes. (Voir Princeps.)
Édition en partie originale : réimpression d'un texte déjà paru, augmenté d'une partie inédite.
Édition pré originale : texte publié en feuilleton dans un journal avant d'être publié en volume, deuxième édition originale, troisième édition originale... Les textes sont chaque fois augmentée d'une partie inédite.
Gravure originale : Gravure conçue et exécutée par un seul et même artiste (par opposition à la gravure de reproduction, où le graveur puise dans l'œuvre d'un autre artiste).
Page
L'un des côtés d'une feuille de papier.
Pages liminaires
Pages placées au début d'un ouvrage, avant le texte. Elles ne sont généralement pas chiffrées. Elles comprennent la plupart du temps les gardes, le faux-titre, le titre, et la dédicace. Parfois, elles incluent la préface ou l'introduction, et une table des matières, lorsque celles-ci ne sont pas chiffrées ni paginées en chiffres romains.
Pagination
Suite des numéros de pages d'un livre.
Paléographie
Science des écritures anciennes.
Papier cuve (ou papier à la cuve)
Papier multicolore avec des motif irréguliers obtenus par trempage de ce dernier dans un bain d'acide. Utilisé exclusivement en par les relieurs pour orner les plats des reliures demi-maroquin, chagrin ou basane ainsi que le deuxième et troisième plat et les gardes. Le papier se diversifie notamment au XIXe siècle par un grand choix de teintes et de motifs)
Papier (Grand)
Exemplaire tiré sur papier de luxe et dont les marges sont plus grandes.
Papier de garde
Papier de couleur, marbré, garnissant les plats intérieurs, le recto de la première page et le verso de la dernière page d'un livre.
Parchemin
Peau de veau mort-né, de mouton ou de chèvre, préparée spécialement pour recevoir l'écriture. Au Moyen-Âge, le parchemin était utilisé pour calligraphier les manuscrits. Plus tard, on l'a utilisé pour relier les livres.
Papier parchemin
Papier sulfurisé ayant l'aspect du parchemin.
Passion (reliure aux armes de la)
Reliure, du XVIIe où figurent, sur le dos et au centre des plats, les outils de la passion du Christ : croix, échelle, clous, marteau, éponge au bout d'une lance, tenailles... On rencontre ce type de reliure sur des ouvrages à contenu religieux comme les psautiers, livres d'heures, Nouveau Testament etc.
Patine
Dépôt qui se forme sur certains objets anciens, dont les livres ; désigne la teinte, la couleur qu'ils prennent avec le temps.
Pentateuque
Nom désignant les cinq premiers livres de l'ancien testament : la Genèse, l'Exode, le Levitique, les Nombres et le Deutéronome.
Pièce
Ouvrage composé de 48 pages au maximum et formant plus d'une feuille.
Pièce de titre
Petit morceau de peau collé au dos d'une reliure sur lequel sont inscrits le nom de l'auteur et le titre. Elle peut être d'une peau et d'une couleur différentes de celles de la reliure.
Pilon (Mettre un livre au)
Action de détruire l'édition ou les exemplaires invendus.
Piqué (Exemplaire)
Qui présente des taches sombres, de moisissures ou de rousseurs.
Piqûre
Trou pratiqué par un ver, vermoulure.
Pirate (Édition)
Edition réalisée sans 1'autorisation de 1'auteur ou des titulaires du droit d'auteur. On parle aussi d'édition clandestine et de contrefaçon.
Placard
Ouvrage se composant d'une seule feuille ou d'un fragment de feuille, formant 2, 4, 8 ou 16 pages.
Planche
Estampe tirée à l'aide d'une planche gravée.
Livre orné de planches : livre orné d'un ensemble d'illustrations couvrant une page entière ou la majeure partie de celle-ci.
Plaquette
Ouvrage comportant moins de 100 pages. On lui préfère le terme de brochure, réservant la dénomination de plaquette à des imprimés d'une quarantaine de pages.
Plat
Cartons formant la couverture d'un livre relié et sur lesquels est appliquée la matière de recouvrement : cuir, toile, papier marbré, etc. On appelle contre plat le verso d'un plat.
Pleine page (Illustrations à)
Illustrations qui, tirées à part du texte ou en même temps que celui-ci, sont comprises dans la pagination.
Pointe sèche
Estampe en taille-douce réalisée à l'aide de l'outil du même nom qui, au lieu de graver le métal lui-même, l'écrase en laissant de chaque côté des crêtes appelées barbes. Ce sont les barbes qui donnent à ce type d'estampe son aspect velouté.
Pontifical
Livre religieux chrétien contenant l'ordre des cérémonies propres aux évêques.
Pontuseaux
Dans la fabrication des papiers à la forme, ce sont les barres qui soutiennent les fils de laiton de la forme. Ils produisent des filets blancs verticaux dans les filigranes des papiers vergés. Ils croisent les vergeures et sont bien plus espacés.
Portrait
Gravure représentant un personnage.
Portrait en frontispice
Portrait placé en regard du titre d'un livre.
Portulan
Carte marine des premiers navigateurs (XIIe au XVIe siècle) d'abord sur parchemin puis sur papier ; désigne également un ouvrage décrivant des ports et des côtes.
Pousser
Appliquer de l'or en feuille au moyen de roulettes ou de fers à dorer.
Préface
Texte préliminaire placé en tête d'un livre, contenant les explications que l'auteur a jugé nécessaire de donner.
Princeps (Édition)
Désigne la première impression d'un auteur grec ou latin, d'après les manuscrits originaux.
Psautier
Livre religieux chrétien recueillant les 150 Psaumes de David, seul livre liturgique entre les mains des laïcs jusqu'à la fin du XIIe siècle. Le Psautier de Mayenne datant de 1457 sera le premier ouvrage à être orné d'initiales imprimées à la presse. Il renferme également la première coquille d'imprimerie recensée : " spalmorum " au lieu de psalmorum.
Pseudonyme
Nom sous lequel certains auteurs publient leurs ouvrages ou sous lequel ils dissimulent leur véritable identité.
Queue
Tranche inférieure d'un livre.
Quipos
Cordelette à nœuds, dont les anciens Péruviens se servaient pour établir des comptes et exprimer certaines idées. C'est donc une forme particulière de livre.
Racinée (Reliure)
Reliure dont le dessin imite les racines d'arbres. Utilisée à partir du XVIIe siècle.
Rebras (reliure à)
Reliure où les plats se continuent par un bord retroussé qui protège la tranche opposée au dos (XVIe siècle) .
Réclame
Mot ou syllabes de mot imprimés autrefois au-dessous de l'extrémité de la dernière ligne d'une feuille et répétés au commencement de la feuille suivante pour faire connaître l'ordre exact des pages et des feuilles.
Recouvrement (Reliure à)
Se dit d'une reliure en vélin blanc, pourvue sur le bord extérieur des plats, du côté de la gouttière, d'un petit rabat également en vélin blanc.
Recto
première page d'une feuille; on parle aussi de "belle page". La page de titre doit toujours être au recto de la feuille.
Registre
Sorte de table placée à la fin des livres anciens imprimés sans pagination, sans foliotage ou sans signatures, indiquant le premier mot de la première page de chacun des cahiers. Dans les livres pourvus de signatures, le registre se réduit à une liste de toutes les lettres (ou signes) employées comme signatures.
Réglé (Ouvrage)
Se dit d'un livre dont le texte est entouré de filets plus ou moins ornés.
Ré-imposition
Les tirages de luxe d'un format plus grand que celui des exemplaires ordinaires sont dits "ré-imposés". Ce changement est obtenu par l'emploi de formes plus grandes.
Réimpression
Nouveau tirage d'un volume pour lequel on a fait usage des mêmes plaques ou des mêmes clichés d'imprimerie. Certains éditeurs présentent des livres nouveaux qui ne sont en fait que des réimpressions en fac-similé.
Remarque
Petite esquisse gravée dans la marge d'une estampe qui servait au graveur à se rendre compte du degré de morsure de la plaque (voir eau-forte). Ces remarques étaient effacées par la suite; leur présence est donc l'indice que l'estampe est une épreuve d'essai. Cette pratique n'existe plus de nos jours.
Re-emboîtage
Réunion du corps d'un ouvrage et d'une reliure qui n'est pas la sienne.
Remonter
Réunir à nouveau le corps d'un ouvrage et sa reliure.
Rituel
Livre religieux chrétien publié pour la première fois en 1614 ,il contient l'ordre et la forme des cérémonies religieuses ainsi que les prières qui les accompagnent.
Rives (Papier de)
Dans cette ville de l'Isère on fabrique un papier reconnu pour son amour de l'encre et sa pureté. Il est destiné aux éditions de luxe.
Rogner
Couper les bords des feuillets d'un livre pour qu'ils offrent une surface unie.
Roulette
Instrument de dorure formé d'une molette ornée sur la tranche d'un motif gravé.
Rousseurs
Petites taches jaunâtres ou brunâtres affectant le papier, surtout ceux qui ont été trop ou mal blanchis au moment de leur fabrication. Elles sont le résultat d'un mauvais entreposage ou d'agents organiques.
Sac à livre
Le sac à livre fut d'usage courant durant tout le Moyen Âge et jusqu'au XVIe siècle. La couverture qui excédait d'un côté le format du livre, pouvait l'envelopper complètement en se repliant et en se fermant par un nœud. On Reliait ainsi les ouvrages destinés à être transportés. On pouvait en outre les porter sur soi, attachés à la ceinture par exemple.
Sacramentaire
Livre religieux chrétien qui contenait autrefois les prières de la messe et des autres sacrements.
Sanguine
Dessin fait avec un crayon d'ocre rouge. Gravure imitant ce dessin.
Saint-Gilles (Papier)
La papeterie Saint-Gilles, fondée en 1965 à Saint-Joseph-de-la-Rive par Mgr Félix-Antoine Savard, fut la première entreprise artisanale de papier fait main au Québec.
Scriptorium
Dans les monastères, pièce réservée aux copistes.
Sépia
Liquide noirâtre extrait de la vessie de seiche et utilisé à partir du XVIe siècle pour le dessin au lavis.
Sérigraphie
Procédé d'impression qui consiste à faire passer de l'encre avec une raclette à travers un écran de soie dont certaines parties ont préalablement été bouchées selon diverses méthodes.
Sermonaire
Livre religieux chrétien regroupant un certain nombre de sermons.
Serpente
Feuille faite d'un papier très mince et sans colle, destinée principalement à protéger les gravures contre le maculage. On utilise aussi à cette fin du papier pelure d'oignon, ou pelure, qui est plus léger que la serpente, et du papier de soie, dit aussi papier Joseph, du nom de son inventeur, qui est plus souple et soyeux. Ces feuilles étaient généralement placées devant les gravures par l'éditeur ou le relieur avant le pliage ou la reliure. Dans certains ouvrages du XIXe siècle, l'éditeur recommandait au lecteur de vérifier si l'encre était bien sèche avant d'enlever ces serpentes.
Service de Presse
Livres réserves à la presse écrite à l'origine, mais diffusés à tous les médias par la suite. Généralement il comporte les initiales S.P.(service presse) en piqûres pointillées sur l'extérieur du livre. Ils sont recherchés par certains amateurs car ils font souvent partie de l'édition originale.
Signatures
Indication en lettres (et plus tard en chiffres) dans les marges inférieures des premières pages de chaque feuillet ou de chaque cahier d'un livre, pour en faciliter l'assemblage. L'usage des signatures imprimées remonte à 1473. II ne se généralisa que vers 1480. (En comptant le nombre de feuillets d'un cahier portant la même signature, on peut déterminer le format d'un livre: in-folio, in-4°, in-8, in-12, etc).
Signet
Petit ruban attaché à la tranchefile d'un livre et servant à marquer l'endroit où l'on a interrompu sa lecture. Par extension, morceau de papier marquant une page.
Sosii
Libraires célèbres de Rome au temps d'Auguste, ils possédaient plus de deux mille esclaves qu'ils employaient comme copistes, et pouvant fournir en très peu de temps et à prix modiques un grand nombre de livres ; par exemple le livre XIII de Martial était vendu 50 centimes. Les noms de ces libraires passèrent à la postérité avec l'édition des poésies d'Horace. Leur boutique était situé au Forum César, proche le temple de Janus.
Souscription
Engagement par un bibliophile auprès d'un éditeur ou d'un libraire d'acquérir un ou plusieurs livres lors de leur parution. La souscription peut s'étendre à des séries ou collections complètes. Elle est surtout un moyen d'assurer la vente d'un ouvrage de luxe, au tirage limité et numéroté. L'ouvrage ainsi vendu porte souvent le nom du souscripteur et est désigné sous l'appellation : exemplaire nominatif
Similigravure
Procédé de gravure permettant de reproduire les teintes au lavis.
Simultané (livre)
On qualifie un livre de simultané lorsqu'il présente en même temps un caractère artistique au niveau de sa composition typographique et de son iconographie.La Prose du Transsibérien, dont les textes sont de Blaise Cendrars et les illustrations au pochoir de Sonia Delaunay, fut le premier et le plus célèbre livre simultané.
Suite de gravures
Tirage spécial des gravures d'un ouvrage, souvent imprimées sur un papier de qualité différente, et insérées dans certains exemplaires de luxe de cet ouvrage.
II peut aussi s'agir d'épreuves d'états. Dans ce cas la suite devient un document des plus intéressants sur l'évolution de l'œuvre gravée.
Tabellaire (Impression)
Impression réalisée à partir de tablettes de bois ou de métal gravées. Voir Xylographique (Livre).
Taille-douce ou burin
A l'inverse de la gravure en relief, ce procédé consiste à tracer en creux, au burin, des traits qui apparaîtront sur le papier humide sous une forte pression.
Taille d'épargne
Gravure sur bois consistant à creuser la planche de chaque côté du trait, qui apparaît ainsi en relief.
Taré (Exemplaire)
Exemplaire défectueux.
Tête (Exemplaire de)
Exemplaire d'un livre tiré sur beau papier avant que le plomb ne soit écrasé et que les caractères perdent leur netteté. Ce tirage, toujours plus luxueux que le tirage courant, porte souvent la mention " Édition originale " et devient fort prisé des bibliophiles.
Tête
Tranche supérieure d'un livre.
Tirage (Premier)
Cette mention indique que les figures illustrant le volume y paraissent pour la première fois.
Tiré à part
Se dit d'un article de revue imprimé séparément. Il est généralement réalisé pour le compte de l'auteur.
Titre
Inscription placée en tête d'un livre ou d'un chapitre et qui en indique le sujet.
Titre courant
Titre répété sur chaque feuillet d'un livre ou d'une brochure, dans la marge de tête ou la marge de pied. Certains titres courants ont parfois la forme d'un bandeau.
Titre de départ
Titre que l'on trouve dans la marge de tête de la première page du texte d'un livre ou d'une brochure.
Titre-frontispice
Dans certains livres anciens, estampe placée à la première page sur laquelle est inscrit le libellé du titre.
Tomaison
Indication du tome auquel appartient chaque feuille d'un ouvrage composé de plusieurs volumes. Le titre de chacun des tomes porte généralement la tomaison.
Tome
Division " intellectuelle " d'un ouvrage d'après son contenu (comme le livre, le chant ou le chapitre), qui correspond le plus souvent à un volume complet ; un tome peut être en deux volumes, ou inversement, un volume peut contenir plusieurs tomes.
Tonaire
Livre religieux chrétien regroupant les pièces liturgiques classées selon leur ton, et destinées à l'enseignement des mélodies.
Tranche
Chacun des trois côtés d'un livre. On parlera de tranche de tête (ou supérieure), tranche de queue (ou inférieure), et de gouttière (ou tranche latérale). Elles peuvent être rognées, marbrées, ébarbées, dorées.
Tranchefile
Mot féminin : la tranchefile. Broderie en fils de soie de couleurs placée en tête et en queue du corps d'ouvrage. Ce petit bourrelet entouré de fils, garnit et renforce le haut et le bas du dos d'une reliure afin de maintenir les cahiers assemblés ; il renforce par ailleurs les coiffes. Dans les reliures à dos brisé, il empêche la poussière de s'infiltrer entre le corps d'ouvrage et le dos de la reliure.
Comète : tranchefile industrielle.
Tranchefile simple : tranchefile fait-main, constitué d'un seul bâtonnet.
Tranchefile chapiteau : fait-main, constitué de deux bâtonnets superposés.
Travaux de ville
Terme d'imprimerie : impression de travaux commerciaux, tels que cartes d'affaire, papier à lettre, circulaires, etc. (Opposée au terme d'Imprimerie de labeur qui désigne tous les gros travaux d'imprimerie)
Tropaire
Livre religieux chrétien recueillant des tropes ou pièces musicales liturgiques dans lesquelles s'intercalent des paroles et des notes nouvelles pour orner le texte et allonger la mélodie.
Truffé (exemplaire)
Il s'agit de l'exemplaire d'un ouvrage enrichi de documents en rapport avec son thème ; par exemple, des autographes, manuscrits, photographies, souvenirs de diverses natures, etc. Cela en fait un exemplaire unique dont la valeur peut être importante.
Typographie
Procédé d'impression sur formes en relief (caractères mobiles, gravures, clichés).
Unique (exemplaire)
Exemplaire d'un ouvrage qui présente des caractéristiques exceptionnelles : en raison du tirage, de la dédicace, des illustrations, de la reliure, parce que c'est un exemplaire truffé, ou par la qualité de ses possesseurs successifs, ou encore du fait de circonstances historiques particulières, etc. Un exemplaire est unique pour une ou plusieurs qualités qui le distinguent de tout autre.
Veau
Peau tanné servant à la reliure.
Véda
Livres sacrés des Indous, écrits en sanscrit, attribués à Vyâsa, et qui sont des recueils de prières, d'hymnes de formules de consécration et d'expiation.
Vélin
Parchemin extrêmement fin, très blanc, sans aspérité ni taches, que l'on fabrique avec de la peau de veau mort-né.
Désigne également un papier sans grain, lisse et satiné, ressemblant au véritable vélin. (voir Papier Vélin)
Vélin (Papier)
Papier sans grain, lisse et satiné, qui rappelle par sa très grande finesse la peau de vélin. Se dit aussi en général de tout papier qui n'est pas vergé.
Vergé
On appelle papier vergé celui qui laisse apercevoir par transparence les empreintes des fils métalliques (vergeures et pontuseaux) formant le fond du moule dans lequel il a été fabriqué. La même texture est donnée à des papiers (à la mécanique) qui portent le nom de vergé.
Vergeures
Fils de laiton, très serrés et parallèles, placés en longueur, constituant une sorte de toile métallique destinée à retenir la pâte dans la fabrication du papier à la main.
Vermiculé
Marqué de piqûres de vers.
Verso
Seconde page d'une feuille. S'emploie aussi pour décrire les plats d'un livre; plat recto ou plat avant, plat verso ou plat arrière.
Vignette
Petite gravure placée en tête ou à la fin d'un livre ou d'un chapitre.
Volume
Livre relié ou broché. Division " matérielle " d'un ouvrage ; par exemple, 3 tomes en 2 volumes.
Vulgate
Traduction latine de l'Ancien et du Nouveau Testament, que l'on pouvait mettre dans toutes les mains. On dit aussi que c'est une édition divulguée.
Xylographe
Livre dont le texte et les planche ont été gravés sur bois.
Xylographie
Livre entièrement imprimé par le procédé de la gravure sur bois. Dans les années qui précédèrent l'apparition des caractères mobiles, on imprimait déjà des livres à l'aide de planches de bois gravées. Ces livres étaient composés surtout d'images, la technique ne permettant guère l'impression de textes élaborés. Ces premiers livres tabellaires concurrencèrent pendant quelque temps ceux imprimés avec des caractères mobiles. Mais la supériorité de la typographie était si nette qu'elle supplanta rapidement l'ancienne technique, du moins pour ce qui est de l'impression du texte. Quant aux graveurs sur bois, ils continuèrent à produire des images qui furent bientôt intégrées dans les livres imprimés. L'industrie de l'estampe resta longtemps florissante parallèlement à celle des imprimeurs.
Yi-King
Mot chinois qui signifie " Livre des changements ". Sorte d'encyclopédie littéraire des anciens Chinois qui traite symboliquement de la physique, de la morale et de la métaphysique et dont paraît s'être inspiré Confucius.
Ysopet
Nom donné, au Moyen Age, à des recueils de fables, imités d'Esope : les ysopets de Marie de France.
Zincographie, Zincogravure
procédé analogue à la lithographie, dans lequel la pierre lithographique est remplacée par le zinc.