Publié par Cabinet du chineur

VAISSE (Claude Marius)

Lettre autographe à entête de la Préfecture du Nord  signée de celui que les historiens nomment le « Hausmann lyonnais » Claude-Marius Vaïsse adressée au receveur général des finances  au sujet de M.  Bourgois percepteur de Watten qui dissimulerait  être le directeur d’une brasserie en prétendant que l’exploitation est faite par sa tante, etc..

Une page recto/verso  - Claude Marius VAISSE -(1799 - 1864) -Préfet du Nord (1849-1851) ministre, sénateur du second Empire, étudia le droit, acheta une charge d'avoué à Marseille, se montra libéral ardent sous la Restauration, et vendit son étude en 1830, pour devenir secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Emmené en Algérie par le général Danrémont, il fut nommé directeur des affaires civiles à Alger (1837), et, après la mort du général tué au siège de Constantine, devint sous-préfet de Saint-Quentin, puis préfet des Pyrénées-Orientales (1842-1848). Destitué par le gouvernement provisoire en 1848, il s'allia à la politique présidentielle de L.-N. Bonaparte, et fut appelé aux fonctions de préfet du Nord (décembre 1848). Le zèle dont il tit preuve lui valut, le 24 janvier 1851, le portefeuille de ministre de l'Intérieur. Il ne le conserva que jusqu'au 10 avril suivant, et fut élu, le 27 juillet 1851, représentant du Nord à l'Assemblée législative, par 41,912 voix (60,457 votants, 144,373 inscrits), contre 11,917 à M. Delaroyère, conseiller général. Il remplaçait M. Wallon, démissionnaire. Partisan du coup d'Etat du 2 décembre, il fit successivement partie de la Commission Consultative et du conseil d'Etat, devint, en 1853, inspecteur des préfectures, et, en mars 1854, fut chargé de l’administration du département du Rhône. M. Vaïsse opéra à Lyon des transformations et des embellissements considérables, fit percer plusieurs rues, construire la Bourse et restaurer l'Hôtel de ville, établit un vaste réseau de canaux et d'aqueducs, racheta le péage des ponts du Rhône, et fut élevé, le 19 juin 1854, à la dignité de sénateur. Il soutint constamment de ses votes au Luxembourg le gouvernement impérial, et mourut à Lyon en 1864, grand-croix de la Légion d'honneur.

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