Publié par Cabinet du chineur

MILO (Jean)

Lettre Autographe Signée, datée du 19 Novembre 1929.

In-8, " Cher Monsieur, Merci de votre aimable envoi. Je n'ai eu le temps jusqu'ici que de découper les pages de "chapeau chinois" et d'y jeter un coup d'oeil. Je m'expliquerai plus longuement au sujet de votre livre dès que j'aurai un peu plus de temps et si les colonnes d'un journal d'ici veulent bien s'ouvrir pour moi. Présentez mes bonnes amitiés à Artigas, et croyez...".  - Bruxelles (Saint-Josse-ten-Node),1906 - Rixensart, 1993. A l'état civil Emile Van Gindertael, c'est sous l'égide d'Edgar Tytgat et de Gustave De Smet que le jeune Milo assouvit sa passion du dessin, de l'aquarelle er de la peinture, partageant son admiration entre les expressionnistes flamands et les Miro, Arp et Ernst dont il découvre l'oeuvre en tant que sous-directeur de la galerie bruxelloise Le Centaure. Attiré également par l'écriture, il participe à diverses publication poétiques, publie ses premiers recueils de poèmes et bientôt ses romans. Au lendemain de la guerre, il participe aux activités de La Jeune Peinture Belge et amorce sa conversion à l'abstraction, une abstraction de caractère lyrique qui s'alimente souvent au sentiment de la nature. En 1952, avec Jo Delahaut, le chef de file belge de l'abstraction géométrique, il fonde le groupe Art Abstrait. Après un court intermède géométrisant, Jean Milo s'en remet à nouveau aux équivalences lyriques de la réalité, puis un voyage en Afrique noire (1953) lui révèle le pouvoir magique et totémique provenant de l'incorporation de matériaux divers à l'huile. Dans les années 70, l'artiste installe son atelier dans la vallée de la Lasne à Rixensart et s'inspire de la nature brabançonne. Dans son recueil de poèmes Retour aux sources, l'artiste fait naître ses aquarelles de l'intime symbiose entre verbe et image. Le peintre se prend également au jeu des mystérieuses équivalences entre musique et peintre, les effusions chromatiques devenant comme la visualisation des élans et des rythmes musicaux. En 1962, la Biennale de Venise lui consacra une salle entière et le musée d’Ixelles une rétrospective de ses œuvres, avant de recevoir un hommage rétrospectif aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.

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